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Mes écrits


Quand les bêtises des autres sont devenues les miennes
Combien de temps peut-on protéger un collaborateur avant que cette protection ne se retourne contre nous ? Ce matin-là, je ne me doutais de rien. Le jour où j'ai replié le papier J'avais été informée, lors d'une audience, d'une grosse maladresse commise dans mon service. Si l'histoire s'était propagée dans les couloirs, elle aurait fait d'immenses dégâts pour l'image de notre institution. Ce n'était rien de grave en soi : une de ces erreurs d'appréciation que l'on commet tous
Elysée RASOAHANTA
30 juin4 min de lecture


Elysée RASOAHANTA
15 juin0 min de lecture


À ma toge souvent mal aimée: je plaide sa cause !
C’était une audience comme une autre au tribunal de Mananjary. Enfin, “comme une autre” ?... C’est une façon polie de parler de ces matinées où l’on entre en salle avec le poids de cette robe sur les épaules, l’air d’une personne censée inspirer l’autorité. Alors qu’au fond, tout le monde vous observe pour vérifier si vous êtes bien l’incarnation officielle de la justice ou simplement une erreur de casting bien habillée. Je m’installe, et là, au fond de la salle, un monsieur
Elysée RASOAHANTA
1 juin4 min de lecture


On ne nous a pas tout dit
Il y a une chose qu'on ne vous dit pas quand vous avez enfin ce que vous avez mis des années à construire On vous dit bravo. On vous dit que vous avez travaillé dur. On vous dit que vous méritez. Ce qu’on oublie de mentionner, c’est que pendant que vous gravissez cet escalier la tête baissée, le monde a changé d’étage. Je l’ai compris un mardi matin, une présentation à préparer, PowerPoint ouvert sur mon écran. Vous savez, ce programme que tout le monde utilise... Trente minu
Elysée RASOAHANTA
27 avr.8 min de lecture


Quand le droit m’a demandé d’être forte, sans jamais me demander si j’allais bien
Il existe un droit que l’on n’apprend pas dans les manuels. Celui qui s’exerce dans le corps avant de s’écrire sur le papier. Celui qui use le temps, impose le silence, exige une disponibilité sans faille. Celui que l’on porte longtemps sans toujours savoir ce qu’il fait de nous. Ce droit-là, je l’ai exercé. Et c’est depuis cet endroit que j’ai choisi d’écrire. Tenir coûte que coûte J’ai toujours eu ces tailleurs sombres, parfaitement coupés, ceux que l’on choisit presque m
Elysée RASOAHANTA
16 mars8 min de lecture
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